Tashweesh festival
Palabre: immigration and exile a night hosted by Xéno-Collective

conversations performance film

Palabre: immigration and exile a night hosted by Xéno-Collective

TASHWEESH FESTIVAL conversation performance films
FR 07.10 19:00

with Zaïneb Hamdi, Selima Atallah, Chettaoui, Randa Maroufi, Anne Safitou Taroué, Zahra Benasri, Fatma Torkhani and Marie Paule Mugeni

19:00 - 20:45
SELIM-A ATALLAH CHETTAOUI binn el binin (video performance 8’)
a talk with ICHRAF NASRI, SELIMA ATALLAH CHETTAOUI AND FATMA TORKHANI (moderated by Nadia Kara)
SELIM-A ATALLAH CHETTAOUI (poetry reading 15’)

21:00 - 22:30
RANDA MAROUFI Bab Sebta (film, 2019, 20’)
ZAÏNEB HAMDI Un Prénom (performance 20 - 25’)
ZAHRA BENASRI Pendant 12 ans je suis née le 6 mai by (film, 2020, 10’)
Q&A with the filmmakers 30’

22:45 - 23:10
ANNE SAFIATOU TOURÉ Nénima (film, 2021, 11’)
MARIE PAULE MUGENI (performance 15’)

"La langue est un marqueur social fort qui crée, consciemment ou inconsciemment, des hiérarchies. Ne pas maîtriser la langue dominante, c'est s'exposer à des discriminations de race et de classe. Peu importe que vous parliez plusieurs langues ou dialectes, seule la maîtrise de la langue de l'administration ou du travail compte. Un.e "bon.ne immigré.e" doit bien parler la langue du pays d'accueil, c'est même une des conditions de sa naturalisation. Il ne s'agit pas simplement de se faire comprendre. Il faut se fondre dans la grammaire, ne plus être "l'autre".  Avoir un accent trop prononcé, c'est courir le risque de n'être pas pris au sérieux, d'être l'objet d'une curiosité déplacée. Pour devenir un sujet, la langue doit se faire oublier. Pourquoi la langue conditionne et perpétue des conditions sociales précaires ? Pourquoi agit-elle comme marqueurs sociale du "bon.ne immigré.e''?  Dans quelle mesure l'acceptation des immigré.e.s par la société est conditionnée par  l'assimilation voire la dissolution ? De quelle manière les résidus post coloniaux conduisent à une homogénéisation linguistique et une  hégémonie culturelle ? Cette soirée est dédiée à la parole engagée de personnes concernées. Fatma Torkhani, Selim.a Atallah Chettaoui, Marie Paule Muguni, Anna Safiatou Touré, Zahra Bensari et Zaïneb Hamdi s'emparent de la langue, questionnent les injonctions qu'elle véhicule pour en dégager un potentiel d'innovation et d'émancipation."  – Ichraf Nasri

Xeno- est une plateforme artistique itinérante et un laboratoire de recherche sur les questions féministes intersectionelles. Xeno- est née du constat de la sous-représentation des artistes femmxs, racisées, queer dans les programmations culturelles notamment les expositions. Cette absence met en lumière la réalité des rapports de dominations genrés et raciaux. Ce souci  de visibilisation nous amène à soutenir et promouvoir en priorité des artistes émergentes, à l’échelle nationale et internationale. Les principales modalités d’action sont la production d’événements culturels et artistiques : expositions, conférences et workshops. Nous privilégions des artistes qui font preuve d’engagement dans leurs démarches de création, qui remettent en question les aspects normatifs de la société et qui repoussent leurs limites en amorçant le dialogue et la réflexion. Par la création et la culture, la plateforme stimule une réflexion novatrice et ouverte, un espace de réflexion critique basé sur la différence et l’échange. Nous souhaitons favoriser le partage des pratiques et créer un paysage culturel diversifié à l’image de notre société contemporaine. L’engagement de Xeno- porte sur l’art comme outil politique et social d’une lutte intersectionnelle à partir de nombreuses questions : comment nourrir un nouveau paradigme artistique contemporain fondé sur des concepts de collectivité ? Comment se faire une place dans la société en tant qu’artiste femme, racisée, LBTQIA+ ? 

Xeno- a été créée par l’artiste tunisienne Ichraf Nasri en collaboration  avec l’artiste curatrice Mélanie Peduzzi à Bruxelles en septembre 2019.

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